Yaoi Monogatari

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  • Aozora: Née un 11 novembre. Signe: scorpion. Je suis né un jour avant Hebi, donc on est pas des jumeaux identiques. Hebi: Ao est chiante... mais elle a bien résumée... Vous savez tout sur moi! (sarcasme)

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Vendredi 14 mai 2010 5 14 /05 /Mai /2010 03:33

Oiiii!

Bonjour à tous!

Alors voilà le deuxième chapitre du Manoir aux Mille Vices!

Corrigé, relu et recorrigé!

Hebi poursuit toujours son travail. Navrée pour la lopngeur des postes, c'est ma faute. Comme nous sommes en période d'examens en ce moment, c'est plutôt difficile de tout faire en même temps. Mais bon, puisque mon frère est capable de le faire, je crois bien que je devrais m'y mettre plus sérieusement.

Donc je vais essayer d'accélérer les choses. Demain, je vais essayer de mettre le premier chapitre de l'Arc-en-ciel Gris avec un bon résumé...

Alors bonne lecture et régalez-vous! Attention âmes sensibles, les prochain chapitres seront de plus en plus sanglants.


 

 

 

Le Manoir aux Milles Vices

Chapitre 2 : L’étalon

 

Le manoir était immense! Deux fois plus grand que celui où j’habitais quelques jours plus tôt. Les murs étaient de pierres irrégulières grises pâles et il possédait un style british, avec ses larges fenêtres encastrées rectangulaires, sa toiture composée de plusieurs paliers et son terrain vague. Une clôture en fer forgé entourait la demeure et des grilles terminées en pointes de lance donnaient accès à la propriété. Le jardin était magnifique, composé d’allée en pavée, de fleurs bleues, jaunes, roses et blanches, d’arches de bois couvert de lierres… Il y avait des bancs où se reposer et de petits étangs où quelques espèces rares de poissons nageaient. Pour le reste, la voiture suivait l’entrée de pavés beige entourée par une vaste étendue d’herbes vertes digne d’un terrain de golf. Le manoir était entouré par une forêt épaisse qui l’isolait du reste du monde. Le majordome m’annonça qu’il y avait plusieurs pistes pour l’équitation et que derrière la forêt (qui soit dit en passant appartenait également à mon oncle), se trouvait de vastes plaines où l’on pouvait à loisir s’adonner à la passion des chevaux.

- Cependant, si vous pénétrez en forêt, assurez-vous d’être accompagné par l’un des valets d’écuries. Seuls eux et maître Bloomsbury en connaissent parfaitement les sentiers. Au-delà d’une certaine limite, cela devient un terrain de chasse et de pêche très prisé que Monsieur loue à l’état pour les loisirs publics. En ce moment, c’est la saison de chasse, alors ne soyez pas surpris si vous entendez des coups de fusil.

- D’accord.

La voiture se gara devant l’entrée. Aussitôt, un valet vint nous ouvrir les portières. Un autre prit la place de Derek Garrow et la conduisit sur l’allée pavée jusque derrière le manoir, probablement au garage.

- Veillez me suivre.

J’obéis, suivi de Josh et Steve. Ces derniers étaient tendus, observaient l’environnement afin de tout enregistrer, de tout prévoir. Je soupirai. Que pouvait-il bien m’arriver dans un endroit pareil? Tout était clôturé et j’aperçu même un gardien de sécurité accompagné de deux chiens de garde : des dobermans.

Le majordome ouvrit les portes doubles de l’entrée et s’apprêta à entrer lorsqu’il se figea et se tourna à nouveau vers moi. Quoi encore? Me dis-je, énervé.

- Une dernière chose. J’ai entendu dire que vous étiez un jeune homme intelligent. J’espère que vous respecterez les règlements et que vous ne ferez pas de bêtises. Vous êtes ici chez votre oncle. Votre père n’étant plus là, c’est désormais lui qui est responsable de vous. Je ne sais pas comment cela fonctionnait avec feu le frère de mon maître, mais sachez, jeune monsieur Walker, que Monsieur Bloomsbury ne tolère aucun écart de conduite. Vous êtes avisé de suivre le code à la lettre.

Je ne répondis pas. Que répondre à cela? Était-ce une menace voilée, un avertissement? Comment savoir exactement ce qu’il y avait derrière la tête de ces gens? Derek Garrow pénétra dans le manoir et je le suivis.

 

L’intérieur était sombre, la décoration était un mélange hétéroclite de british, de perse et d’italien. De lourdes tentures bourgogne aux fenêtres étaient entrouvertes, laissant à peine un rai de lumière pénétrer dans le hall. Un immense tapis persan recouvrait le sol en damier noir et blanc comme un immense échiquier. Les murs étaient faits de bois sombre d’acajou, lustré et enjolivés de moulures complexes, de miroirs, de tableaux ou de tapisseries. Plus j’avançais dans ce manoir et plus je le trouvais étouffant, angoissant. Ici, une bergère couleur brun en soie dans un coin, là une table ronde surmontée d’un vase précieux, plus loin une statue de bronze… En l’observant, je découvris, gêné, un nu : il s’agissait d’un homme accroupit, tout en muscles, en train de prendre par derrière une lionne. Je crois que je restai figé devant la représentation une bonne minute, abasourdi par cette scène de sexe pour le moins étrange et inhabituelle. En y regardant de plus, près, je découvris que tous les tableaux affichaient des scènes similaires : Des hommes, des femmes et même des enfants, tous nus, en pleine orgie avec des animaux ou d’autres humains. Je vis même un tableau représentant un garçon à quatre pattes au milieu d’une salle richement décoré, se faisant violé par deux hommes, l’un le prenant par derrière, l’autre lui enfonçant son membre dans la bouche. On pouvait lire la terreur dans ses yeux bleus. Même les vases avaient un côté sexuel : soit par leur représentations, soit par leurs formes.

- Hum… fis-je en suivant le majordome dans une coursive interminable, mon oncle est… Enfin, est-il un collectionneur?

- Il collectionne en effet des œuvres d’art.

- De l’art, hein? Marmonnai-je, le feu aux joues.

Je jetai un coup d’œil à mes gardes du corps. Steve fronçait les sourcils et Josh semblait aussi mal à l’aise que moi. J’en déduis donc que ce n’était pas une pratique courante chez les adultes d’exposer ainsi des scènes de viols et de débauches. Je marchais lentement, essayant d’ignorer les « œuvres d’arts » que mon oncle semblait tellement apprécier. Mais même les torchères électriques aux murs possédaient les corps de femmes et d’hommes nus. Je déglutis et sentit malgré moi un chatouillement désagréable naître dans mon ventre. Je pressai le pas, envieux de quitter les coursives au plus vite, tout en sachant que je serais dans l’obligation de les parcourir un jour ou l’autre.

- Comme vous avez manqué le repas de ce matin, vous devrez attendre ce midi pour manger. J’enverrai quelqu’un vous chercher. Vous devrez mémoriser le chemin pour ne pas vous perdre, mais si advenant était que vous vous perdriez, vous pourrez demander à un valet. Un valet et non un domestique. Vous les reconnaitrez, ils sont vêtus en livrée bleue foncée et noire. Les domestiques sont en brun, les chambrières en blanc et bleu et les cuisiniers et cuisinières sont en brun et blanc. Quant aux valets d’écuries, ils sont en vert et brun. Ne soyez pas surpris, les uniformes sont tous conçus à partir des modèles de la renaissance. Monsieur Bloomsbury aime ce qui est beau.

Sur cette dernière phrase, il me posa un regard appuyé que je ne su trop comment interprété. M’avertissait-t-il de ne pas flirter avec les chambrières même si je les trouvais jolies?  

Mais le majordome se détourna. Nous montâmes un long escalier aux marches recouvertes de tapis rouge et aux rampes de bois sombre vernis. Je laissai glisser ma main sur la rampe lisse et douce, mais la retirai aussitôt en voyant les barreaux : ils étaient sculptés en corps de femmes, bras relevés au-dessus de la tête, poignets et chevilles ligotés. Les détails étaient frappants! Elles avaient toutes une expression différente.

Plus j’avançais et plus je me sentais mal. Toutes ces scènes violentes me faisaient peur, me rendaient malade. Je me sentais peu à peu devenir blême. Mon front était luisant de transpiration et les marches n’en finissaient plus! Enfin, nous parvînmes au second étage. Les murs étaient aussi sombres. De gros lustres de fer forgé teint en noir pendaient du plafond et éclairaient les couloirs.

Ma gorge se serra un peu plus.

Là, un tableau représentant une femme dévorant son enfant tout en se faisant prendre par derrière par un cheval possédant le corps d’un homme à l’emplacement du cou et de la tête, ici une fillette nue se faisant écartelée par un chevalet, l’entrejambe exposé aux ciseaux de son bourreau, plus loin, un adolescent attaché tête vers le bas, un serpent dans la bouche et l’anus…

C’en était trop.

Je me sentis perdre pied et vit le sol s’approcher dangereusement de moi. Mais je m’évanouis avant de m’écrouler sur la moquette rouge… rouge comme le sang.

 

Je repris mes esprits quelques instants plus tard. Je ne devais pas être resté inconscient bien longtemps, car nous n’étions même pas encore arrivés à ma chambre. Steve me tenait dans ses bras. En me sentant remuer, il baissa les yeux sur moi. Il avait l’air inquiet.

- Comment vous sentez-vous?

Je ne répondis pas, mais fermai les yeux. Je sentis des larmes couler le long de mes joues. Bien malgré moi, je me mis à trembler. La fatigue des derniers jours, la mort de mon père, la perspective d’être la prochaine cible de l’assassin de mon géniteur, mon arrivée soudaine en ces lieux effrayants… J’avais besoin de dormir, je souhaitais tout oublier…

J’entendis enfin une porte s’ouvrir. L’air me sembla nettement moins lourd et une lumière traversa mes paupières. J’ouvris les yeux pour découvrir une chambre immense, mais magnifique, décorée dans des tons de bleu nuit, de crème et de doré. Les meubles massifs étaient en bois de cerisier, laqués et magnifiquement ouvragés : ils étaient sculptés de vignes et de fleurs et recouvert d’une plaque de vitre destiné à les protéger. Des vases immenses emplis de fleurs blanches, des roses et des lys, décoraient ici et là ma chambre. Une baie vitrée donnait sur les jardins et un matelas recouverts de coussins de satin bleu permettait de s’asseoir dans l’encastrement de la fenêtre. Les rideaux étaient dorés et une cheminée de pierres beiges attendait qu’on allume un feu dans son âtre. Un immense miroir était suspendu au mur juste au-dessus.  Mon lit était gigantesque! D’immenses poteaux de bois recouvert de feuilles d’or se rejoignaient en spirales au-dessus du centre du lit. Le couvre-lit était en satin bleu nuit, les coussins dorés, crème, bleus pâles et cuivré. Tout était décoré avec goût, luxueux et de façon à détendre, à rassurer. C’était rafraichissant après les horreurs du manoir. Steve me déposa dans le lit. Il était moelleux et confortable, les couvertures étaient fraiches et sentaient bonnes. Aussitôt, je me blottis, ramenant mes genoux contre ma poitrine. J’entendis vaguement le majordome quitter la pièce et cela fût un tel soulagement que je me mis à sangloter, la poitrine soudainement plus légère. Je sentais Steve et Josh près de moi, savais qu’ils se regardaient sans trop savoir quoi faire de moi. Je ne pleurais jamais, du moins, pas devant les gens. J’avais horreur de montrer mes faiblesses : mon orgueil m’en empêchait. Peut-être un trait commun avec mon père? Mais en cet instant précis, je me sentais seul, abandonné et j’avais l’impression d’être un fardeau pour mon oncle et ce majordome. J’ignorais depuis combien de temps je sanglotais ainsi, parfois bruyamment, parfois silencieusement, mais quand Derek Garrow revint, je me crispai.

- Prenez cela, vous vous sentirez mieux ensuite.

- Non!

- Je ne compte pas discuter avec vous. Prenez cela.

Je regardai ce qu’il me tendait : de petites pilules blanches et rondes en plus d’un verre d’eau. Docilement, vaincu par ma fatigue, mon stress et ma peur, je pris les médicaments et les avalai d’une traite. Je bus encore un peu d’eau, mais sentis mes paupières s’alourdir. Le majordome prit mon verre avant qu’il ne me glisse des mains et le posa sur la table de chevet. Je tombai dans mes oreillers et poussai un long et profond soupir de bienêtre. Une bienheureuse inconscience m’envahit et je sombrai dans un sommeil sans rêve.

 

À mon réveil, il faisait clair. La fenêtre principale de ma chambre était ouverte. Je vis une jeune fille vêtue d’une robe bleu et blanche qui changeait les fleurs des vases. Je m’assis et l’observai faire. Elle était très belle, les cheveux blonds dorés et légers remonté en chignon sur sa nuque. Elle avait un cou gracile et de menues épaules, mais son visage était poupin, comme fait de porcelaine. Elle se rendit vite compte que j’étais assis dans mes couvertures, car elle se tourna vers moi et sembla confuse un moment.

- Heu… Fis-je.

Son visage blêmit. Prenant peur, elle me salua et s’empressa de quitter ma chambre au plus vite, refermant derrière elle une petite porte de service que je n’avais pas remarquée la première fois. Je me levai, surpris par sa réaction excessive, puis me rappelai : Je ne devais pas parler aux domestiques du manoir.

Il n’y avait pas de trace de mes valises dans la chambre. Aussi, j’allai vérifier dans les tiroirs et trouvai là des vêtements à n’en plus finir, mais aucun ne m’appartenait. Où étaient mes effets personnels? Je choisi une paire de jeans, un t-shirt blanc et des sous-vêtements. En les essayant, je grimaçai. Les jeans m’allaient, mais le chandail me collait à la peau. Pas qu’il était trop petit, mais il était simplement moulant. Je cherchai autre chose, mais tout semblait ajusté à la perfection. Aucun vêtement ample, juste des trucs que j’imaginais plus dans des magasines de mode sur des mannequins. Je me décidai finalement pour un t-shirt vert marqué d’écritures gothiques noires, mes jeans et une calotte brun foncé en suède. En me regardant dans le miroir, je ne me reconnu pas. J’avais l’habitude de choisir moi-même mes vêtements alors la plupart du temps, ils étaient grands et de marques plus populaire comme Lacoste. Mais là, les couleurs et les styles me faisaient paraître plus sage et moins voyou. Je m’attardai sur mon visage. Mon reflet me renvoyait une image de moi-même que je n’aimai pas. J’avais la peau naturellement pâle, blanche comme les pétales d’un lys. Mes yeux étaient immenses et noirs, légèrement en amande, et frangés d’épais cils noirs, héritage de mon père. Je possédais des sourcils pâles en arc, ce qui me donnait un regard candide. Mon visage ovale était lisse et sans imperfection. J’avais un nez fin et une bouche fine aux lèvres roses et charnues. Mes pommettes hautes et mon menton pointu me faisaient paraître plus jeune que je ne l’étais vraiment. Mais plus que tout, c’étaient mes cheveux qui attiraient les regards. D’un blond platine, presque blanc, ils étaient épais et lisse et me tombaient souvent devant les yeux. Je les avais indisciplinés, mais on aurait plus dit que je les plaçais volontairement ainsi. C’était le contraste de mes yeux noirs et de la pâleur du reste de mon corps qui choquait souvent.

À ma porte, quelqu’un cogna, me tirant de mes pensées.

- Entrez. Fis-je.

La porte s’ouvrit sur un jeune homme en livré bleue et noire de soie et de suède. Il avait un visage beau, un corps élancé, mais l’expression de son visage était neutre, sans émotions. Ses habits étaient effectivement d’époque, avec jabot et tout. Il s’inclina devant moi et attendit que je le suive.

« Mais qu’est-ce qu’ils ont tous dans ce manoir? » Pensai-je en marchant dans les couloirs, évitant de lever les yeux sur les peintures.

Il me fit traverser près de quatre couloirs avant de me mener finalement aux escaliers. Nous descendîmes au rez-de-chaussée et après une marche de dix bonnes minutes, nous arrivâmes enfin à la salle à manger. Elle était immense et effrayante. La table massive était rectangulaire en bois d’ébène. Ses pattes étaient sculptées en forme d’enfants se tordant au-dessus des flammes, empalés par des broches de cuisson pénétrant leur anus et ressortant par leur bouche. Quoi de mieux pour vous couper l’appétit? Je sentis un malaise approcher et m’empressai de m’asseoir. Le repas qu’on me servit était simple sans l’être. Une assiette de porridge accompagnée de toasts, mais le tout décoré de fruits exotiques. Je mangeai lentement, les yeux baissés sur mon assiette pour ne pas voir les tableaux qui m’entouraient. Je n’avais qu’aperçu l’un d’entre eux et cela avait été assez pour me décourager de m’intéresser à l’art culinaire pour le reste de mes jours.

 

Le reste de la journée, je la passai à l’extérieur. Josh et Steve m’avaient rejoint et semblaient eux aussi soulagés d’avoir quitté le manoir. Je déambulais parmi les rosiers du jardin, tentant de calmer mes pensées furieuses. Finalement, je fis un tour du côté de l’écurie. Les valets d’écurie me saluèrent avec des sourires. Ils semblaient beaucoup plus normaux que tous ceux que j’avais rencontrés jusqu’à présent. Le moment que je passai dans l’écurie à caresser les chevaux me fit un bien fou. Le temps que je le réalise, il était déjà passé l’heure du couvre-feu. Même mes gardes du corps avaient oubliés.

- Dépêchons-nous. Je ne tiens pas à me faire sermonner par ce majordome. Marmonna Steve.

Je le comprenais.

 

Il était environ minuit quand je sortis de ma chambre. Traverser les couloirs du manoir ne m’enchantait guère, mais j’avais envie de caresser à nouveau les chevaux. Je les trouvais apaisants. Dans le manoir, il n’y avait pas âme-qui-vive. Tout était silencieux et seules quelques veilleuses permettaient de voir où l’on posait les pieds. Je parvins à retrouver mon chemin, sans trop savoir comment, et sortit enfin du manoir. Je traversai la pelouse rapidement et vit enfin les écuries. Mais quelque chose clochait : Il y avait de la lumière près du bâtiment. Je m’approchai et entendit bientôt des hennissements et des gémissements. Puis un cri aigue de douleur et des rires. Je m’approchai silencieusement, tournai le coin de l’écurie et là, je failli bien pousser un hurlement. Les valets d’écurie étaient tous là, nus autour d’un feu qu’ils avaient allumé. Leurs membres érigés, ils regardaient la scène qui se déroulait sous leurs yeux. Un jeune homme était plié en deux, soutenu par un autre palefrenier, ou plutôt retenu. Il se débattait, terrifié, mais un autre jeune homme vint le maintenir immobile. L’un d’eux se tenait derrière lui et faisait aller son bassin en de rapides mouvements de vas et viens, haletant comme une bête. Les spectateurs riaient et se caressaient. Celui qui m’avait salué quelques heures plus tôt vint alors, tenant par la bride un étalon blanc. La bête était gigantesque, toute en muscles et en nerfs. Un homme se pencha sous le cheval et se mit à caresser son membre. Bientôt, le pénis de l’étalon jaillit et s’érigea, rose picoté de noir, luisant. Celui qui se faisait prendre se vit libérer et tenta de se défaire, mais on emmena l’animal au-dessus de lui, l’obligeant à se plier en deux, les fesses en l’air. Il poussa un cri de peur et se mit à pleurer. Mais rien n’y fit. Horrifié, je vis l’un des valets d’écurie prendre le phallus de la bête et le diriger vers l’anus du garçon. L’animal, sentant cet orifice à proximité, poussa de lui-même. Un hurlement déchira la nuit. Je vis les fesses du jeune homme s’écarter de force pour laisser le membre entrer, au point de se déchirer à la raie. Je voyais d’ici la peau du pénis de l’animal se plisser tandis qu’il forçait l’entrée trop exigüe. Du sang se mit à couler sur les cuisses du garçon alors que l’étalon se frayait un passage, aidé des palefreniers. Il criait et pleurait et bientôt, dû être soutenu par ses bourreaux. Je pouvais voir une bosse se former sous son ventre maigre : celle que formait le membre de l’animal en s’introduisant en lui. Bientôt, un homme vint lui ouvrir les mâchoires et lui enfonça son pénis dans la gorge. Le jeune homme eu un haut-le-cœur. Quant à moi, je me pliai en deux pour vomir et m’empressai de retourner au manoir m’enfermer dans ma chambre et pleurer de terreur. Où avais-je donc atterri?

 

 

 

 

 

 

 

Par 青空 そして 蛇 - Publié dans : Le Manoir aux Mille Vices
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Mardi 11 mai 2010 2 11 /05 /Mai /2010 20:53

Bon, alors voilà le chapitre 1 du Manoir aux Mille Vice.

Il avait déjà été publié il y a quelques temps, mais comme Hebi et moi avons décidé de refaire ce blog, nous recommencons à publier chaque chapitre un à un.

J'y ai apporté quelques corrections, parce que si mon idiot de frère est doué pour l'écriture, la grammaire c'est autre chose! (De toute façon, c'est prouvé scientifiquement que la matière féminine est le français et que les mecs sont meilleurs en mathématique. Alors n'en voulons pas ce cher Hebi pour son incompétense grammaticale!)

Sinon, j'espère que ce premier chapitre vous plaira et que vous viendrez poster vos commentaires à la fin! C'est toujours bien de savoir ce qu'on pense de vos oeuvres!


 

 

 

Le Manoir aux Milles Vices

Chapitre 1 : Changements

 

Ce serait la première fois que je rencontrerais mon oncle.

Il n’était pas venu pour l’enterrement de mes parents, mais il m’avait informé qu’il m’attendrait à la gare à mon arrivée. Ce n’était pas un soulagement en soi. J’angoissais à l’idée de rencontrer le frère de mon père. Toutes ces années où il était encore en vie, il ne m’avait pratiquement jamais parlé de sa famille. C’était comme s’il avait tenu à tout prix à effacer de sa mémoire son passé, comme s’il avait tenté de me cacher leur existence. À présent que père était mort, je n’avais plus de famille sinon cet oncle lointain dont j’avais appris le nom quelques jours avant mon départ pour le Nevada. Ça avait été si soudain que j’avais encore l’impression de vivre un cauchemar. Père avait été tué, on ne savait par qui. Mais le mobile restait clair : on en voulait à notre famille. Il était PDG de l’une des plus grosses firmes de production d’armes. Je savais que les agissements de mon père n’étaient pas toujours pour le bien commun et je n’étais jamais en accord avec ses façons de faire avancer les choses. Mais qu’y pouvait alors? Je n’avais que quinze ans.

Tout cela est arrivé dans l’année même : du jour au lendemain, on m’annonçait que le seul membre de ma famille venait d’être assassiné, que j’hériterais de la firme à ma majorité et que, pour ma sécurité, je serais conduit au Nevada chez cet oncle dont j’ignorais tout. On m’avait dit qu’il s’occuperait de moi jusqu’à mes vingt-et-un ans et qu’ensuite, je ferais ce que bon me semblerait. J’étais maintenant riche, propriétaire de la plus grande firme de fabrication d’armes de masse et j’étais orphelin.

À quinze ans.

 

« Bonjour, jeune homme, j’étais le notaire de votre père. Comme il est décédé dans des circonstances malencontreuses, les policiers qui se trouvent ici vous escorteront, vous et vos gardes du corps, chez votre oncle. Votre vie est peut-être en danger et c’est mon travail de veiller à ce que tout ce passe correctement. Vous héritez donc du titre de votre père, de ses propriétés, de sa compagnie et de ses fonds bancaires. Votre oncle a été prévenu, il vous attendra à la gare demain à 9 heures précises. Jusqu’à votre majorité, il sera responsable de vous en tant que tuteur et pourra utiliser l’argent de votre défunt père pour votre éducation. Au fait, mes condoléances. »

C’était ainsi qu’on m’avait annoncé la nouvelle. Un vieil homme maigre, au visage fermé et au regard froid m’avait tout déballé du début à la fin.

« Des questions? »

« Non, monsieur. »

« Dans ce cas, bonne journée, monsieur Walker. Appelez-moi n’importe quand si jamais vous avez des questions. »

Et il s’était penché sur ses dossiers comme si j’avais déjà franchit la sortie. Merci, bonjour, ne m’embêtez plus.

Le soir même, notre vieux majordome préparait mes valises. Il m’informa avec tristesse qu’il ne pourrait m’accompagner au Nevada, qu’il allait rester pour s’occuper du manoir « jusqu’au retour du jeune maître Walker ».

 

Nous avons pris le train : c’était plus sûr pour moi de partir incognito. Personne ne savait où j’allais hormis le vieux notaire, mes deux gardes du corps qui m’accompagnaient et quatre policiers vêtus en civils.  J’avais l’impression d’être un témoin sous protection… Je détestais être ainsi surveillé et je ne me faisais pas prier pour le leur faire sentir. Assis au fond de la banquette du train, les jambes étendues devant moi, je regardais les paysages défiler par la vitre. Appelez cela bouder ou faire la tête, je m’en moque.

Notre compartiment du train était luxueux, mais d’autres que nous en occupions l’espace. Un tapis recouvrait le sol et de larges banquettes, moelleuses comme des coussins de plumes, accueillaient les passagers.  Des serveurs allaient et venaient aux tables, prenaient les commandes et servaient des apéritifs ou de la boisson.

- Hé! Fis-je.

Ni les policiers, ni mes gardes du corps ne firent attention à moi. Froissé, je les interpelai à nouveau :

- J’ai faim.

- Dans ce cas, commandez quelques choses. Me répondit Josh.

Josh était le plus jeune de mes gardes du corps. Il avait environ vingt-cinq ans, était d’origine russe et me vouait un mépris inégalé jusqu’à présent. Il fallait l’avouer, je n’étais pas un adolescent facile. En fait, j’étais même un petit voyou, selon lui. Steve, lui, un Américain dans la quarantaine, était au service de mon père bien avant ma naissance. Il m’avait vu naître, m’avait vu grandir et me connaissait même mieux que feu mon propre géniteur. Cela ne voulait cependant pas dire qu’il m’appréciait pour autant. Il faisait son boulot, stoïque et silencieux et ne m’adressait que très rarement la parole. Si ces deux là restaient près de moi, c’était parce qu’ils avaient signé un contrat avec mon père. Ils seraient mes gardes du corps aussi longtemps que j’aurais besoin d’eux. En échange, ils étaient payés au-delà de la norme, bénéficiaient de nombreux avantages sociaux et pourraient prendre leur retraite quand bon leur semblerait avec une prime qui subviendrait à leurs besoins pour le reste de leur vie. Toutes leurs dépenses étaient payées, qu’elles soient en lien ou non avec leur boulot. Alors qu’était un môme difficile à vivre comparé à tous cela, je vous le demande? Ils n’avaient pas besoin d’être là pour veiller sur mon moral; juste s’assurer que je n’étais pas en danger de mort imminente.

- Je peux commander tout ce que je veux? L’asticotai-je.

Il poussa un soupir exaspéré.

- Oui, tout ce que tu veux!

Je fis signe à la serveuse la plus proche. Elle s’approcha de moi avec un sourire tout ce qu’il y a de plus faux aux lèvres. Elle était belle, mais vraiment pas mon genre! Trop vieille, trop blonde et trop maigre.

- J’aimerais un bloody mary, s’il vous plaît.

- Tu n’es pas un peu jeune pour de l’alcool, jeune homme? S’amusa-t-elle.

- Un bloody mary. Répétai-je, cette fois avec un sourire de défi.

- Je peux t’emmener une carte de cocktails non alcoolisés et une carte des déserts, si tu veux.

Elle jeta un regard aux six hommes non loin de là, quêtant l’aide de l’un d’entre eux. Steve finit par se sacrifier.

J’affichai une tête de circonstance : innocente et candide.

- Un problème, mademoiselle?        

- En fait, je n’ai pas le droit de vendre de l’alcool à un mineur. Dit-elle, intimidée par la carrure de mon garde du corps. Je souris intérieurement, amusé par la scène. Steve me jeta un regard ennuyé.

- Apportez-lui un verre de lait et une pointe de tarte à la meringue.

Cette fois, il m’avait coupé le sifflet.

- Hé! Fis-je. Josh a dit « n’importe quoi ».

- N’importe quoi sauf de l’alcool. Si vous vous entêtez à faire l’enfant, je vous traiterai en enfant, monsieur Walker. Ce n’est pas digne de vous.

Digne de moi? La belle affaire! Je m’en fichais éperdument. Frustré, je me renfonçai dans ma banquette et ignorai la serveuse. Steve lui fit signe d’aller chercher la commande et elle disparût, troublée.

Je ne mangeai pas la tarte à la meringue, ni ne but le lait : plus par obstination, parce que mon estomac criait famine. Moi et ma grande gueule! Pensai-je.

 

- Nous arrivons. Me dit Josh en me secouant légèrement par l’épaule.

Je sursautai.

À ma plus grande gêne, je me rendis compte que je m’étais endormi.

Le train ralentit. Je me levai et prit mes bagages, suivant Josh. Steve était derrière moi, à l’affût du danger. Ces gars ne se relâchaient-ils donc jamais?

- C’est ici que nous nous quittons. Fit l’un des policiers.

Cette phrase me fit réaliser que bientôt, j’allais voir mon oncle. La nervosité me comprima l’estomac et me rendit gauche. Je trébuchai d’abord sur le bagage d’un passager en mettant le pied sur le quai, puis échappai mes valises. J’avais les mains moites, la gorge serrée et une envie de courir aux toilettes pour m’y enfermer le restant de mes jours. Je surpris le sourire de Josh lorsque je trébuchai une seconde fois. Je fis comme si rien n’était.

 

C’est à ce moment que j’aperçu ce que je pensai être mon oncle. Josh et Steve l’avaient également vu, car ils s’y dirigèrent. En arrivant devant l’homme, je réalisai que ce ne pouvait être mon oncle. Cet homme était bien trop vieux!

- Monsieur Walker, j’imagine? Fit l’homme en haussant un sourcil, me jaugeant du regard.

Je m’empourprai.

- Oui. Et vous êtes? Demandai-je avec toute l’arrogance dont j’étais capable.

- Derek Garrow, majordome de monsieur Bloomsbury. Si vous voulez bien me suivre, je suis chargé de vous conduire au manoir.

Un autre manoir, hein? Mon oncle devait être, lui aussi, une sorte de PDG. Je me demandais à quoi il pouvait bien ressembler. Mon père était plutôt grand et large d’épaule, les cheveux noirs grisonnants aux tempes, le menton glabre et les yeux bleus perçants. Les femmes le disaient bel homme. Moi, j’avais hérité de la majorité des traits de ma mère… sauf les yeux. J’avais le regard de mon père, me disait-on souvent. Pas la couleur, mais la profondeur.

Le majordome nous conduisit à une Jaguar noire aux vitres teintées. La voiture était belle. Je poussai un sifflement admiratif, mais personne ne fit attention à moi.

 

Le trajet prit une heure environ durant laquelle je m’ennuyai à mourir. Je m’étais rapidement lassé du paysage verdoyant et m’intéressait maintenant à mon ordinateur portable. Devant moi défilait des codes informatiques, des zéros et des uns, que je suivais attentivement des yeux. Steve ne prenait pas garde à ce que je faisais, mais Josh considérait mon écran, ahuri. Il n’était là que depuis très peu de temps et il était rare que je m’adonne aux plaisirs de l’informatique devant les gens.

- Nous arriverons d’ici dix minutes. M’informa Derek Garrow. Durant ce temps, je vous prierais d’écouter attentivement ce que j’ai à vous dire. Monsieur Bloomsbury travail en ce moment à son bureau. Il est situé dans l’aile est du deuxième étage. Il vous est formellement interdit de pénétrer dans cette zone en moins que Monsieur vous y invite.

- Mon oncle ne sera pas là? M’étonnai-je.

Le majordome me lança un regard ennuyé dans son rétroviseur.

- Monsieur Bloomsbury est un homme d’affaire très occupé. Il n’a pas de temps à accorder à ces choses insignifiantes.

Je me mordis les lèvres. Chose insignifiante, hein? Alors j’étais une gêne. Mon oncle ne m’avait pas pris sous son aile par bonté de cœur, mais par obligation familiale. Je ne répondis pas au majordome. Ce dernier poursuivit l’énumération des règles de la maison :

- Le petit-déjeuner se fait à huit heures précises. Jusqu’au déjeuner de midi, la cuisine est fermée. Il y a toujours une collation vers quinze heures. À dix-neuf heures trente le souper est servi. À ce moment, vous vous devez d’être présent, vêtu proprement et douché. Si vous n’êtes pas présent pour un repas, vous devrez attendre au suivant. Les domestiques présents savent ce qu’ils ont à faire. Il vous est interdit de leur parler. Si vous avez des questions vous me les poserez. Les écuries sont ouvertes le jour seulement, mais si vous le souhaitez, un valet d’écrie pourra vous seller un cheval et vous apprendre à monter. Demandez Éric. La nuit, il vous est interdit d’aller vagabonder hors du manoir. Vous devrez rentrer impérativement à vingt-et-une heure trente. Passé cette heure, j’enverrai quelqu’un vous chercher. J’attends de vos gardes du corps qu’ils veillent à votre sécurité en vous rappelant à l’ordre si vous veniez à oublier une règle importante. Monsieur Bloomsbury attend de vous une conduite irréprochable. Si vous venez à le croiser dans un couloir, vous ne l’interpellez pas : vous baissez les yeux et le saluez de la tête de façon discrète et polie. Si un jour il vous mande à son bureau, vous devrez être habillé proprement et ne pas le faire attendre. Dernière chose : Monsieur Bloomsbury à un fils de dix-neuf ans. Il est présentement à l’université, mais doit revenir lundi. Vous lui devrez le même respect qu’à Monsieur Bloomsbury.

- Il a un fils?

- N’est-ce pas ce que je viens de dire?

Je soufflai rageusement sur mes couettes rebelles. À l’entendre parler, j’étais plus considéré comme un domestique que comme un invité. C’était clair qu’on ne voulait pas de moi…

WELCOME TO NEVADA!

 

 

Par 青空 そして 蛇 - Publié dans : Le Manoir aux Mille Vices
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Mardi 11 mai 2010 2 11 /05 /Mai /2010 20:42

Bonjour! Voilà le résumé du Manoir aux Mille Vices

Dites-nous ce que vous en pensez!


RÉSUMÉ

Mira Walker est l'héritier d'un producteur en masse d'armes de guerre. Suite à l'assassinat de son père, il se retrouve sous la tutelle de son oncle au manoir Bloomsburry en plein Névada. Projeté dans un lieu qui lui est totalement inconnu, Mira fera la connaissance de son cousin, fils de l'énigmatique oncle qui l'a reccueilli, mais qu'il n'a jamais vu. Il découvrira bien vite qu'au domaine Bloomsbury, la joie côtoie le malheur et, bien trop souvent, la folie.

  

C'est dans un univers complètement déjanté qu'il apprendra bien malgré lui à aimer et à haïr.

Mais jusqu'où va l'amour et jusqu'ou va la haine?

Bienvenue au manoir aux mille vices.

Attention: Cette fiction contient des scènes choquantes et immorales. Âmes sensibles, abstenez-vous.


Il est terminé, mais je vais les publier un à un, peut-être deux fois semaine...

À plus tard! J'attend vos commentaires avec impatience!

Par 青空 そして 蛇 - Publié dans : Le Manoir aux Mille Vices
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Mardi 11 mai 2010 2 11 /05 /Mai /2010 20:04

Bonjour!

Ça fait un bail que je ne suis pas venue m'occuper de ce blog.

À tous ceux qui lisaient nos histoires à Hebi et moi, je suis tellement désolée!!!!!

Bonne nouvelle, nous avons retravaillé le site (Enfin, moi plutôt, parce que mon frère n'y connaît rien en informatique sauf quand il s'agit d'aller sur des torrents écouter des animes! Pfff!) afin que vous puissiez poster des commentaires suite à chaque chapitre que vous lisez. Comme ce n'était pas possible avant, aujourd'hui, eh bien vous pourrez nous faire part de vos opinions!

Pour ceux qui ne le savent pas encore, il est possible de s'inscire à la newsletter si vous désirez connaître les dates de sorties.

Oh! Et dites-moi ce que vous pensez du nouveau style de notre blog! On a un peu mis de côté le fond d'écran d'Angel Sanctuary pour faire quelque chose de plus classique et moins troublant pour les yeux! Même moi j'avais de la diffuclté à me retrouver dans toutes ces couleurs pastelles d'arrière plan! T.T' 

 

Bientôt, il y aura de nouvelles sorties de chapitre. La fin du Manoir au Mille Vices et le prochain chapitre de l'Arc-en-Ciel Gris plus un nouveau projet.

Par 青空 そして 蛇 - Publié dans : postes d'Ao
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