Oiiii!
Bonjour à tous!
Alors voilà le deuxième chapitre du Manoir aux Mille Vices!
Corrigé, relu et recorrigé!
Hebi poursuit toujours son travail. Navrée pour la lopngeur des postes, c'est ma faute. Comme nous sommes en période d'examens en ce moment, c'est plutôt difficile de tout faire en même temps. Mais bon, puisque mon frère est capable de le faire, je crois bien que je devrais m'y mettre plus sérieusement.
Donc je vais essayer d'accélérer les choses. Demain, je vais essayer de mettre le premier chapitre de l'Arc-en-ciel Gris avec un bon résumé...
Alors bonne lecture et régalez-vous! Attention âmes sensibles, les prochain chapitres seront de plus en plus sanglants.
Le Manoir aux Milles Vices
Chapitre 2 : L’étalon
Le manoir était immense! Deux fois plus grand que celui où j’habitais quelques jours plus tôt. Les murs étaient de pierres irrégulières grises pâles et il possédait un style british, avec ses larges fenêtres encastrées rectangulaires, sa toiture composée de plusieurs paliers et son terrain vague. Une clôture en fer forgé entourait la demeure et des grilles terminées en pointes de lance donnaient accès à la propriété. Le jardin était magnifique, composé d’allée en pavée, de fleurs bleues, jaunes, roses et blanches, d’arches de bois couvert de lierres… Il y avait des bancs où se reposer et de petits étangs où quelques espèces rares de poissons nageaient. Pour le reste, la voiture suivait l’entrée de pavés beige entourée par une vaste étendue d’herbes vertes digne d’un terrain de golf. Le manoir était entouré par une forêt épaisse qui l’isolait du reste du monde. Le majordome m’annonça qu’il y avait plusieurs pistes pour l’équitation et que derrière la forêt (qui soit dit en passant appartenait également à mon oncle), se trouvait de vastes plaines où l’on pouvait à loisir s’adonner à la passion des chevaux.
- Cependant, si vous pénétrez en forêt, assurez-vous d’être accompagné par l’un des valets d’écuries. Seuls eux et maître Bloomsbury en connaissent parfaitement les sentiers. Au-delà d’une certaine limite, cela devient un terrain de chasse et de pêche très prisé que Monsieur loue à l’état pour les loisirs publics. En ce moment, c’est la saison de chasse, alors ne soyez pas surpris si vous entendez des coups de fusil.
- D’accord.
La voiture se gara devant l’entrée. Aussitôt, un valet vint nous ouvrir les portières. Un autre prit la place de Derek Garrow et la conduisit sur l’allée pavée jusque derrière le manoir, probablement au garage.
- Veillez me suivre.
J’obéis, suivi de Josh et Steve. Ces derniers étaient tendus, observaient l’environnement afin de tout enregistrer, de tout prévoir. Je soupirai. Que pouvait-il bien m’arriver dans un endroit pareil? Tout était clôturé et j’aperçu même un gardien de sécurité accompagné de deux chiens de garde : des dobermans.
Le majordome ouvrit les portes doubles de l’entrée et s’apprêta à entrer lorsqu’il se figea et se tourna à nouveau vers moi. Quoi encore? Me dis-je, énervé.
- Une dernière chose. J’ai entendu dire que vous étiez un jeune homme intelligent. J’espère que vous respecterez les règlements et que vous ne ferez pas de bêtises. Vous êtes ici chez votre oncle. Votre père n’étant plus là, c’est désormais lui qui est responsable de vous. Je ne sais pas comment cela fonctionnait avec feu le frère de mon maître, mais sachez, jeune monsieur Walker, que Monsieur Bloomsbury ne tolère aucun écart de conduite. Vous êtes avisé de suivre le code à la lettre.
Je ne répondis pas. Que répondre à cela? Était-ce une menace voilée, un avertissement? Comment savoir exactement ce qu’il y avait derrière la tête de ces gens? Derek Garrow pénétra dans le manoir et je le suivis.
L’intérieur était sombre, la décoration était un mélange hétéroclite de british, de perse et d’italien. De lourdes tentures bourgogne aux fenêtres étaient entrouvertes, laissant à peine un rai de lumière pénétrer dans le hall. Un immense tapis persan recouvrait le sol en damier noir et blanc comme un immense échiquier. Les murs étaient faits de bois sombre d’acajou, lustré et enjolivés de moulures complexes, de miroirs, de tableaux ou de tapisseries. Plus j’avançais dans ce manoir et plus je le trouvais étouffant, angoissant. Ici, une bergère couleur brun en soie dans un coin, là une table ronde surmontée d’un vase précieux, plus loin une statue de bronze… En l’observant, je découvris, gêné, un nu : il s’agissait d’un homme accroupit, tout en muscles, en train de prendre par derrière une lionne. Je crois que je restai figé devant la représentation une bonne minute, abasourdi par cette scène de sexe pour le moins étrange et inhabituelle. En y regardant de plus, près, je découvris que tous les tableaux affichaient des scènes similaires : Des hommes, des femmes et même des enfants, tous nus, en pleine orgie avec des animaux ou d’autres humains. Je vis même un tableau représentant un garçon à quatre pattes au milieu d’une salle richement décoré, se faisant violé par deux hommes, l’un le prenant par derrière, l’autre lui enfonçant son membre dans la bouche. On pouvait lire la terreur dans ses yeux bleus. Même les vases avaient un côté sexuel : soit par leur représentations, soit par leurs formes.
- Hum… fis-je en suivant le majordome dans une coursive interminable, mon oncle est… Enfin, est-il un collectionneur?
- Il collectionne en effet des œuvres d’art.
- De l’art, hein? Marmonnai-je, le feu aux joues.
Je jetai un coup d’œil à mes gardes du corps. Steve fronçait les sourcils et Josh semblait aussi mal à l’aise que moi. J’en déduis donc que ce n’était pas une pratique courante chez les adultes d’exposer ainsi des scènes de viols et de débauches. Je marchais lentement, essayant d’ignorer les « œuvres d’arts » que mon oncle semblait tellement apprécier. Mais même les torchères électriques aux murs possédaient les corps de femmes et d’hommes nus. Je déglutis et sentit malgré moi un chatouillement désagréable naître dans mon ventre. Je pressai le pas, envieux de quitter les coursives au plus vite, tout en sachant que je serais dans l’obligation de les parcourir un jour ou l’autre.
- Comme vous avez manqué le repas de ce matin, vous devrez attendre ce midi pour manger. J’enverrai quelqu’un vous chercher. Vous devrez mémoriser le chemin pour ne pas vous perdre, mais si advenant était que vous vous perdriez, vous pourrez demander à un valet. Un valet et non un domestique. Vous les reconnaitrez, ils sont vêtus en livrée bleue foncée et noire. Les domestiques sont en brun, les chambrières en blanc et bleu et les cuisiniers et cuisinières sont en brun et blanc. Quant aux valets d’écuries, ils sont en vert et brun. Ne soyez pas surpris, les uniformes sont tous conçus à partir des modèles de la renaissance. Monsieur Bloomsbury aime ce qui est beau.
Sur cette dernière phrase, il me posa un regard appuyé que je ne su trop comment interprété. M’avertissait-t-il de ne pas flirter avec les chambrières même si je les trouvais jolies?
Mais le majordome se détourna. Nous montâmes un long escalier aux marches recouvertes de tapis rouge et aux rampes de bois sombre vernis. Je laissai glisser ma main sur la rampe lisse et douce, mais la retirai aussitôt en voyant les barreaux : ils étaient sculptés en corps de femmes, bras relevés au-dessus de la tête, poignets et chevilles ligotés. Les détails étaient frappants! Elles avaient toutes une expression différente.
Plus j’avançais et plus je me sentais mal. Toutes ces scènes violentes me faisaient peur, me rendaient malade. Je me sentais peu à peu devenir blême. Mon front était luisant de transpiration et les marches n’en finissaient plus! Enfin, nous parvînmes au second étage. Les murs étaient aussi sombres. De gros lustres de fer forgé teint en noir pendaient du plafond et éclairaient les couloirs.
Ma gorge se serra un peu plus.
Là, un tableau représentant une femme dévorant son enfant tout en se faisant prendre par derrière par un cheval possédant le corps d’un homme à l’emplacement du cou et de la tête, ici une fillette nue se faisant écartelée par un chevalet, l’entrejambe exposé aux ciseaux de son bourreau, plus loin, un adolescent attaché tête vers le bas, un serpent dans la bouche et l’anus…
C’en était trop.
Je me sentis perdre pied et vit le sol s’approcher dangereusement de moi. Mais je m’évanouis avant de m’écrouler sur la moquette rouge… rouge comme le sang.
Je repris mes esprits quelques instants plus tard. Je ne devais pas être resté inconscient bien longtemps, car nous n’étions même pas encore arrivés à ma chambre. Steve me tenait dans ses bras. En me sentant remuer, il baissa les yeux sur moi. Il avait l’air inquiet.
- Comment vous sentez-vous?
Je ne répondis pas, mais fermai les yeux. Je sentis des larmes couler le long de mes joues. Bien malgré moi, je me mis à trembler. La fatigue des derniers jours, la mort de mon père, la perspective d’être la prochaine cible de l’assassin de mon géniteur, mon arrivée soudaine en ces lieux effrayants… J’avais besoin de dormir, je souhaitais tout oublier…
J’entendis enfin une porte s’ouvrir. L’air me sembla nettement moins lourd et une lumière traversa mes paupières. J’ouvris les yeux pour découvrir une chambre immense, mais magnifique, décorée dans des tons de bleu nuit, de crème et de doré. Les meubles massifs étaient en bois de cerisier, laqués et magnifiquement ouvragés : ils étaient sculptés de vignes et de fleurs et recouvert d’une plaque de vitre destiné à les protéger. Des vases immenses emplis de fleurs blanches, des roses et des lys, décoraient ici et là ma chambre. Une baie vitrée donnait sur les jardins et un matelas recouverts de coussins de satin bleu permettait de s’asseoir dans l’encastrement de la fenêtre. Les rideaux étaient dorés et une cheminée de pierres beiges attendait qu’on allume un feu dans son âtre. Un immense miroir était suspendu au mur juste au-dessus. Mon lit était gigantesque! D’immenses poteaux de bois recouvert de feuilles d’or se rejoignaient en spirales au-dessus du centre du lit. Le couvre-lit était en satin bleu nuit, les coussins dorés, crème, bleus pâles et cuivré. Tout était décoré avec goût, luxueux et de façon à détendre, à rassurer. C’était rafraichissant après les horreurs du manoir. Steve me déposa dans le lit. Il était moelleux et confortable, les couvertures étaient fraiches et sentaient bonnes. Aussitôt, je me blottis, ramenant mes genoux contre ma poitrine. J’entendis vaguement le majordome quitter la pièce et cela fût un tel soulagement que je me mis à sangloter, la poitrine soudainement plus légère. Je sentais Steve et Josh près de moi, savais qu’ils se regardaient sans trop savoir quoi faire de moi. Je ne pleurais jamais, du moins, pas devant les gens. J’avais horreur de montrer mes faiblesses : mon orgueil m’en empêchait. Peut-être un trait commun avec mon père? Mais en cet instant précis, je me sentais seul, abandonné et j’avais l’impression d’être un fardeau pour mon oncle et ce majordome. J’ignorais depuis combien de temps je sanglotais ainsi, parfois bruyamment, parfois silencieusement, mais quand Derek Garrow revint, je me crispai.
- Prenez cela, vous vous sentirez mieux ensuite.
- Non!
- Je ne compte pas discuter avec vous. Prenez cela.
Je regardai ce qu’il me tendait : de petites pilules blanches et rondes en plus d’un verre d’eau. Docilement, vaincu par ma fatigue, mon stress et ma peur, je pris les médicaments et les avalai d’une traite. Je bus encore un peu d’eau, mais sentis mes paupières s’alourdir. Le majordome prit mon verre avant qu’il ne me glisse des mains et le posa sur la table de chevet. Je tombai dans mes oreillers et poussai un long et profond soupir de bienêtre. Une bienheureuse inconscience m’envahit et je sombrai dans un sommeil sans rêve.
À mon réveil, il faisait clair. La fenêtre principale de ma chambre était ouverte. Je vis une jeune fille vêtue d’une robe bleu et blanche qui changeait les fleurs des vases. Je m’assis et l’observai faire. Elle était très belle, les cheveux blonds dorés et légers remonté en chignon sur sa nuque. Elle avait un cou gracile et de menues épaules, mais son visage était poupin, comme fait de porcelaine. Elle se rendit vite compte que j’étais assis dans mes couvertures, car elle se tourna vers moi et sembla confuse un moment.
- Heu… Fis-je.
Son visage blêmit. Prenant peur, elle me salua et s’empressa de quitter ma chambre au plus vite, refermant derrière elle une petite porte de service que je n’avais pas remarquée la première fois. Je me levai, surpris par sa réaction excessive, puis me rappelai : Je ne devais pas parler aux domestiques du manoir.
Il n’y avait pas de trace de mes valises dans la chambre. Aussi, j’allai vérifier dans les tiroirs et trouvai là des vêtements à n’en plus finir, mais aucun ne m’appartenait. Où étaient mes effets personnels? Je choisi une paire de jeans, un t-shirt blanc et des sous-vêtements. En les essayant, je grimaçai. Les jeans m’allaient, mais le chandail me collait à la peau. Pas qu’il était trop petit, mais il était simplement moulant. Je cherchai autre chose, mais tout semblait ajusté à la perfection. Aucun vêtement ample, juste des trucs que j’imaginais plus dans des magasines de mode sur des mannequins. Je me décidai finalement pour un t-shirt vert marqué d’écritures gothiques noires, mes jeans et une calotte brun foncé en suède. En me regardant dans le miroir, je ne me reconnu pas. J’avais l’habitude de choisir moi-même mes vêtements alors la plupart du temps, ils étaient grands et de marques plus populaire comme Lacoste. Mais là, les couleurs et les styles me faisaient paraître plus sage et moins voyou. Je m’attardai sur mon visage. Mon reflet me renvoyait une image de moi-même que je n’aimai pas. J’avais la peau naturellement pâle, blanche comme les pétales d’un lys. Mes yeux étaient immenses et noirs, légèrement en amande, et frangés d’épais cils noirs, héritage de mon père. Je possédais des sourcils pâles en arc, ce qui me donnait un regard candide. Mon visage ovale était lisse et sans imperfection. J’avais un nez fin et une bouche fine aux lèvres roses et charnues. Mes pommettes hautes et mon menton pointu me faisaient paraître plus jeune que je ne l’étais vraiment. Mais plus que tout, c’étaient mes cheveux qui attiraient les regards. D’un blond platine, presque blanc, ils étaient épais et lisse et me tombaient souvent devant les yeux. Je les avais indisciplinés, mais on aurait plus dit que je les plaçais volontairement ainsi. C’était le contraste de mes yeux noirs et de la pâleur du reste de mon corps qui choquait souvent.
À ma porte, quelqu’un cogna, me tirant de mes pensées.
- Entrez. Fis-je.
La porte s’ouvrit sur un jeune homme en livré bleue et noire de soie et de suède. Il avait un visage beau, un corps élancé, mais l’expression de son visage était neutre, sans émotions. Ses habits étaient effectivement d’époque, avec jabot et tout. Il s’inclina devant moi et attendit que je le suive.
« Mais qu’est-ce qu’ils ont tous dans ce manoir? » Pensai-je en marchant dans les couloirs, évitant de lever les yeux sur les peintures.
Il me fit traverser près de quatre couloirs avant de me mener finalement aux escaliers. Nous descendîmes au rez-de-chaussée et après une marche de dix bonnes minutes, nous arrivâmes enfin à la salle à manger. Elle était immense et effrayante. La table massive était rectangulaire en bois d’ébène. Ses pattes étaient sculptées en forme d’enfants se tordant au-dessus des flammes, empalés par des broches de cuisson pénétrant leur anus et ressortant par leur bouche. Quoi de mieux pour vous couper l’appétit? Je sentis un malaise approcher et m’empressai de m’asseoir. Le repas qu’on me servit était simple sans l’être. Une assiette de porridge accompagnée de toasts, mais le tout décoré de fruits exotiques. Je mangeai lentement, les yeux baissés sur mon assiette pour ne pas voir les tableaux qui m’entouraient. Je n’avais qu’aperçu l’un d’entre eux et cela avait été assez pour me décourager de m’intéresser à l’art culinaire pour le reste de mes jours.
Le reste de la journée, je la passai à l’extérieur. Josh et Steve m’avaient rejoint et semblaient eux aussi soulagés d’avoir quitté le manoir. Je déambulais parmi les rosiers du jardin, tentant de calmer mes pensées furieuses. Finalement, je fis un tour du côté de l’écurie. Les valets d’écurie me saluèrent avec des sourires. Ils semblaient beaucoup plus normaux que tous ceux que j’avais rencontrés jusqu’à présent. Le moment que je passai dans l’écurie à caresser les chevaux me fit un bien fou. Le temps que je le réalise, il était déjà passé l’heure du couvre-feu. Même mes gardes du corps avaient oubliés.
- Dépêchons-nous. Je ne tiens pas à me faire sermonner par ce majordome. Marmonna Steve.
Je le comprenais.
Il était environ minuit quand je sortis de ma chambre. Traverser les couloirs du manoir ne m’enchantait guère, mais j’avais envie de caresser à nouveau les chevaux. Je les trouvais apaisants. Dans le manoir, il n’y avait pas âme-qui-vive. Tout était silencieux et seules quelques veilleuses permettaient de voir où l’on posait les pieds. Je parvins à retrouver mon chemin, sans trop savoir comment, et sortit enfin du manoir. Je traversai la pelouse rapidement et vit enfin les écuries. Mais quelque chose clochait : Il y avait de la lumière près du bâtiment. Je m’approchai et entendit bientôt des hennissements et des gémissements. Puis un cri aigue de douleur et des rires. Je m’approchai silencieusement, tournai le coin de l’écurie et là, je failli bien pousser un hurlement. Les valets d’écurie étaient tous là, nus autour d’un feu qu’ils avaient allumé. Leurs membres érigés, ils regardaient la scène qui se déroulait sous leurs yeux. Un jeune homme était plié en deux, soutenu par un autre palefrenier, ou plutôt retenu. Il se débattait, terrifié, mais un autre jeune homme vint le maintenir immobile. L’un d’eux se tenait derrière lui et faisait aller son bassin en de rapides mouvements de vas et viens, haletant comme une bête. Les spectateurs riaient et se caressaient. Celui qui m’avait salué quelques heures plus tôt vint alors, tenant par la bride un étalon blanc. La bête était gigantesque, toute en muscles et en nerfs. Un homme se pencha sous le cheval et se mit à caresser son membre. Bientôt, le pénis de l’étalon jaillit et s’érigea, rose picoté de noir, luisant. Celui qui se faisait prendre se vit libérer et tenta de se défaire, mais on emmena l’animal au-dessus de lui, l’obligeant à se plier en deux, les fesses en l’air. Il poussa un cri de peur et se mit à pleurer. Mais rien n’y fit. Horrifié, je vis l’un des valets d’écurie prendre le phallus de la bête et le diriger vers l’anus du garçon. L’animal, sentant cet orifice à proximité, poussa de lui-même. Un hurlement déchira la nuit. Je vis les fesses du jeune homme s’écarter de force pour laisser le membre entrer, au point de se déchirer à la raie. Je voyais d’ici la peau du pénis de l’animal se plisser tandis qu’il forçait l’entrée trop exigüe. Du sang se mit à couler sur les cuisses du garçon alors que l’étalon se frayait un passage, aidé des palefreniers. Il criait et pleurait et bientôt, dû être soutenu par ses bourreaux. Je pouvais voir une bosse se former sous son ventre maigre : celle que formait le membre de l’animal en s’introduisant en lui. Bientôt, un homme vint lui ouvrir les mâchoires et lui enfonça son pénis dans la gorge. Le jeune homme eu un haut-le-cœur. Quant à moi, je me pliai en deux pour vomir et m’empressai de retourner au manoir m’enfermer dans ma chambre et pleurer de terreur. Où avais-je donc atterri?
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